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dimanche 22 février 2004 par
Evelyne Marsura
Jean Stimm
L’offensive rapide de l’Armée soviétique rend l’issue de la guerre évidente. Les autorités allemandes SS préparent alors l’évacuation du camp de Stutthof. Le 23-24 janvier 1945, alors que l’Armée soviétique est à environ 40-50 km et qu’on entend ses canons, le commandant Hoppe décide l’évacuation terrestre pour le 25 janvier 1945.
Le 25 et 26 janvier 1945, à 4h du matin, 11.500 détenus en plusieurs colonnes, après de longs appels partent à pied de Stutthof vers l’ouest. C’est ainsi que commence « la marche de la mort ». Épuisés, affamés, les détenus marchent, dans un froid de - 25°C, une vingtaine de kilomètres chaque jour. Ceux qui tombent d’épuisement sont abattus sur-le-champ par les gardes. Pour la nuit, les colonnes s’arrêtent n’importe où, au hasard. 5500 détenus ont perdu la vie durant la « marche de la mort ». Parallèlement, les Allemands entament la liquidation des sous-camps. Les 4000 détenus de Gerdauen, Heiligenbeil, Jesau Seerapen, Königsberg (Zeleznodoroznyj, Mamonowo, Niwenskoje, Lubino et Kaliningrad (en Russie) et Schippenbeil (Sepopol en Pologne) sont chassés vers la mer gelée et tous mitraillés. L’évacuation des sous-camps a coûté la vie à 12.000 personnes.
carte des marches d’évacuation © Musée de Stutthof D.R.
Quelques prisonniers étaient encore au camp central à sa libération, mais 6500 y ont perdu la vie. D’autres détenus ont été évacués par voie maritime dans des conditions inimaginables et pires encore que les fameux bateaux « négriers » d’autrefois. Il n’y avait pas d’issue à la tuerie.
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