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1. Entre les deux guerres,
la France a largement accueilli des étrangers…
2/
1939 : la guerre commence
a/Continuer
le combat en France
Le début des agressions hitlériennes conduit de nouveaux peuples
à émigrer, par crainte de la politique raciale proclamée par Hitler,
mais aussi pour continuer le combat de l’extérieur.
C'est ainsi qu'une partie de l'armée Tchèque et de l'armée
Polonaise rejoint la France en 1939 et combat ensuite aux côtés
de la France Libre.
«Plusieurs de ces forces polonaises
ont pu échapper alors à l'anéantissement et, après s'être
repliées sur la Roumanie et la Hongrie, ont repris la lutte
auprès des Alliés dans différentes unités polonaises qui ont
été regroupées, reformées et rééquipées en France pour être
réengagées en opérations.
Très vite une armée de 84.500 hommes
put être mise sur pied par le Général polonais Wladyslaw SIKORSKI
et engagée auprès des unités françaises.
Par exemple, la Brigade Autonome de
Chasseurs du Ponçage, aux ordres du Général Zig BOHUEZ-SZYSZKO
et formée au Camp de Coëtquidan fut opérationnelle en avril
40.
Quand les Allemands envahirent la Norvège
le 9 avril, cette brigade de 5.000 hommes fut intégrée au
Corps Expéditionnaire français du Général BETHENOD. Elle représentait
le tiers des effectifs, le reste étant constitué de trois
bataillons de chasseurs alpins et de deux de la Légion Étrangère.
La prise de Narvik est l'un des succès
de cette expédition , mais ceux-ci furent de courte durée,
car le territoire français étant brutalement l'objet de l'offensive
allemande. il fallut rembarquer la Brigade pour Brest en vue
de l'engager à la défense du secteur du Mont St Michel.
Après l'effondrement du front français,
elle reçut l'ordre de rejoindre l'Angleterre. Certains de
ses éléments rallièrent alors la Légion et le Général de Gaule.
Bilan
de la campagne de Norvège : 97 morts, 28 disparus, 189 blessés
auxquels s'ajoute la perte du contre-torpilleur polonais Crome
coulé par les bombes allemandes dans les eaux norvégienne.»
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b/
1940 : La campagne de France
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Déjà
en 1914, la France avait fortement mobilisé l’Empire.
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carte postale de 1915
http://www.multimania.com/sosracismereims/
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Sur 8,6 millions de soldats, 289 000 venaient
des différentes colonies. 24% des morts, soit 70 000, étaient
des coloniaux morts pour leur lointaine métropole. Il y
avait aussi environ 40 000 étrangers engagés volontaires à la
défense de la France en 1914.
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Lorsque la menace
nazie devient réalité en 1939, «la France des 1 100 000 000 d"habitants»
mêle forces impériales et unités métropolitaines. Entre
1939 et juin 1940 100 000 hommes sont levés en A.O.F. et A.E.F.
pour venir défendre la métropole.
16
000 tués ou disparus, soit 38 % des troupes
combattantes
C'est l'origine
de la participation des tirailleurs sénégalais à la Bataille de
France. Huit régiments sénégalais ( le terme regroupe l’ensemble
du continent africain) et de nombreuses autres unités prennent
ainsi part à la campagne de France en 1940.
Un chiffre rappelle
cette participation : 16 000 tués ou disparus, soit 38 % des troupes
combattantes, ce qui représente le % des pertes le plus élevé
parmi les troupes indigènes engagées ! Ainsi lors de l'ultime
bataille de la Somme, le 6 juin 1940, sur les 600 hommes qui composaient
le 44ème Régiment d'infanterie coloniale, il ne reste que 20 hommes
en état de combattre.
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| Dans la débâcle, d'autres
unités sénégalaises sont quasiment anéanties. Ainsi, le 25ème
RTS qui se sacrifie pour défendre Lyon. Les premières victimes
de la barbarie nazie dans la France de 1940 sont les serviteurs
noirs de l'Empire. |
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Les exécutions sommaires
commencent en mai 1940 à Daubigny et se terminent le 22 juin à
Lentilly. Au mépris des conventions internationales, les
Allemands massacrent les soldats à court de munitions.
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Le capitaine Charles N’Tchoréré est capturé sur la somme
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Il est Gabonais
de naissance et commande le groupe de mitrailleuses du 53ème Régiment
d'infanterie coloniale mixte. Capturé par les allemands,
il refuse de mettre les mains derrière la tête comme ses hommes,
parce qu'il affirme qu'il doit être traité en officier français.
L'officier allemand l'abat froidement d'une balle dans la nuque.
Un acte raciste qui sera un puissant motif pour entretenir la
volonté de reprendre le combat pour ceux qui refusent de capituler
moralement !
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Le
soldat guinéen Addiba fusillé en 1943
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En 1942, 43
638 hommes des troupes coloniales indigènes sont prisonniers dans
les stalags en France.
Mais dès 1940,
les premiers évadés sont à l'origine de réseaux de franchissement
de la ligne de démarcation. Ainsi, le soldat guinéen Addiba
qui fait passer en zone libre, puis en Suisse ses camarades évadés
du camp de Neufchâteau.
Il participe ensuite
à la création du premier maquis des Vosges. Arrêté et torturé
par les nazis, il est fusillé le 18 décembre 1943.
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Dans
les maquis , une réputation de troupes de choc
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Leur couleur
de peau les rend facilement identifiables, mais ils bénéficient
de l'aide des français. Ils sont recherchés par les maquis
car ils ont une expérience du feu et une réputation de troupes
de choc. Une cinquantaine de tirailleurs sénégalais prend
une part active au maquis du Vercors. On les retrouve aussi
dans les combats de Romans en août 1944, dans les maquis du centre
de la France.
La
participation des Africains rescapés de la débâcle de 1940 ou
évadés des stalags allemands a donc été effective dans la résistance
intérieure et dans la résistance extérieure.
2
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C
/ Des étrangers qui choisissent de combattre
en france
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Nina
Micinic
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Docteur en médecine,
belge d'origine polonaise se présente comme volontaire désirant
servir dans une unité combattante.
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Florence
Conrad
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Elle quitte Chicago
et fonde le groupe Rochambeau incorporé à la deuxième DB
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Berthie
Pauline Wild
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Elle naît
à Marseille le 15 février 1893 dans une famille de la grande bourgeoisie
suisse et de confession luthérienne. Elle épouse Frédéric
Albrecht, un financier hollandais, à Rotterdam, elle a alors 24
ans. Le jeune couple habite quelques temps en Hollande,
puis à Londres où son mari devient rapidement un agent de change
prospère. En octobre 1932, elle rentre à Paris pour donner
une éducation française à ses deux enfants.
Berthie
et le nazisme
Elle milite
au sein de « La Ligue des Droits de L'Homme » et adhère aux «
Amis de l'URSS » avec Madeleine Braun; c'est aussi avec elle que
Berthie Albrecht participe, à la fondation du « Comité Mondial
des Femmes. » Elle rencontre des réfugiés politiques Allemands
qui l"informent des horreurs du nazisme. Elle fonde
une organisation d'entraide et d'accueil aux Juifs allemands fuyant
le nazisme.
L'heure du choix
En 1939, Berthie
Albrecht est surintendante à la Manufacture d'armes de Saint-Etienne.
Elle est sur le qui-vive et prête à agir... Elle refuse l'idée
même d une entente avec les nazis et, à l'écoute de De Gaulle,
elle est tout de suite décidée à résister. Elle est nommée
à Lyon comme inspectrice du travail au commissariat du chômage
par l'administration de Vichy. C est ainsi qu'elle sera
« couverte » pendant la résistance. Cette situation lui
permet aussi de recruter des jeunes femmes qui formeront les cadres
féminins du « Mouvement de Libération Nationale ».
«
Combat»
Dès 1941, avec
Henri Frenay, elle participe à la rédaction de tracts et de journaux
clandestins (Petites Ailes, Vérité ... ) qu'elle se débrouille
pour faire tirer, puis distribuer, parfois même en zone occupée.
Elle fonde avec Henri Frenay l'importante formation de résistance
« Combat » Très vite, plusieurs réseaux sont mis en place : un
de renseignements, un autre d'entraide aux prisonniers et aux
familles d'internés. Son appartement devient rapidement
le centre vital de l'organisation, et ses activités la rendent
suspecte.
L'une
des rares femmes à être «Compagnon de la libération»
Berthie Albrecht
est un grand nom dans l'histoire de la résistance Lyonnaise.
Le Général de Gaulle a reconnu en elle une 'grande femme' en la
nommant Compagnon de la Libération. 3
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Virginia
Hall
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Elle est une journaliste
américaine qui travaille pour le New-York Post. En liaison avec
les services spéciaux américains et britanniques, elle résiste
à l’intérieur du réseau Heckler à Lyon où elle séjourne pendant
la guerre
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Jan
Doornik
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Il est un résistant
néerlandais qui fut fait à titre posthume Compagnon de la libération
« Surpris
par la guerre alors qu’il était en Belgique, il décide spontanément
de rejoindre la France pour y combattre l’ennemi . Comment
ne pas être fasciné, par cet esprit de loyauté, de patriotisme,
par cet amour de la liberté, de son propre pays, les Pays-Bas,
mais aussi de la France, ville où il était né, où il avait
une partie de ses études, qu'il aimait et où il repose désormais." 4
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notes
1. Edouard Renn. Septembre
1997. Farac Info
2. Professeur J-C Jauffret.
3. Dossier Concours 1997. Collège Mornant
4. Le déporté. Octobre 1997
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Mise en page par Alexis
Brossard - 3A - 2001
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