4. La Résistance extérieure: les Forces Françaises Libres
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Après la défaite de la France en 1940, le nouveau gouvernement formé par le Maréchal Pétain demande l' armistice signé le 22 Juin 1940. La moitié du territoire est occupé et l'autre moitié forme la zone «dite libre» dirigée par Pétain. Mais, dès le 18 juin, à Londres, Charles de Gaulle appelle «Tous les Français» à continuer le combat à ses côtés. |
Des sénégalais dans la 1ere DFL en Italie.
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Des quatre coins du monde, de nombreux volontaires viennent lutter avec nous pour «la libération de la France et la liberté de tous les peuples»
a. Les premiers français libres
«Homme par homme, morceau par morceau», les territoires de l'empire rentrent dans la guerre pour la Libération de la métropole :
Ainsi, les Forces terrestres de la France Libre encadraient en 1940 les colonies africaines qui venaient de se rallier à la France Libre. En novembre, elles furent grossies par l'apport des combattants noirs volontaires et occupèrent le Gabon en y faisant flotter le pavillon à Croix de Lorraine. Les Forces navales Françaises Libres avaient à leur actif le ralliement de Saint-Pierre-et-Miquelon, des Iles Wallis et Futuna en Océanie, de la Réunion dans l'Océan Indien. En 1943, les soldats français libres étaient 31 900.
Les troupes originaires d'Afrique du Nord, des tirailleurs sénégalais, des différents groupes coloniaux et des volontaires venus de tous les points du globe ont tenu une place essentielle dans la 1ère Division Française Libre ( 1 D.F.L.) Elle comprenait 70% «d'indigènes» dans les unités d'infanteries. Sur un effectif de 550 000 hommes, près de 400 000 proviennent de Tunisie, d'Algérie et du Maroc, à la fois de pieds-noirs appelés ou rappelés et de musulmans, conscrits ou engagés volontaires. 20 langues différentes y étaient parlées. En 1944, la première Armée comprend 140 000 français et 92 000 indigènes, dont 85% de Maghrébins. Ils servent non seulement dans les régiments d'infanterie, mais aussi dans toutes les armes. 4
Les unités africaines groupaient un millier de volontaires âgés d'environ 23 ans. Pourtant, il n'était pas rare de rencontrer de jeunes recrues de 16 ou 17 ans. lls formaient une unité singulière de gens aux nationalités diverses : de nombreux Algériens, des Républicains espagnols, des exilés russes, quelques Libanais et bien sûr des métropolitains. Autant de nationalités prêtes à «mourir pour la France»
En Afrique du Nord: C'est avec les Africains du Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad que le Général Leclerc prend l'oasis de Koufra. En Italie:Le 4ème Tabor qui débarqua en Sicile à la demande du Général Patton était composé de 58 français et 832 marocains. La première Division d'infanterie Coloniale, formée dans l'Oranie, comprenait trois régiments de tirailleurs sénégalais. Cinq bataillons mixtes, en majorité formés de tirailleurs sénégalais. Ils se sont illustrés dans la marche vers Sienne. L'Ile d'Elbe est conquise en juin 1944 par les tabors marocains, les tirailleurs sénégalais et le Bataillon de choc des commandos d'Afrique. En France: Les unités africaines sont largement présentes lors du débarquement de Provence
C'est par exemple la 3ème Division d'infanterie algérienne qui entre dans Marseille, suivie des tirailleurs algériens et des tabors marocains «en djellabah», «des sauvages en robe de chambre comme les appellent les Allemands qui les redoutent» On les retrouve ensuite dans les unités engagées en Alsace, des unités «blanchies» par l'amalgame entre troupes d'outre-mer et FFI. A l'approche de l'hiver, elles sont peu à peu retirées du front en raison de leur manque d'endurance au froid.
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Ainsi les régiments de la 4eme division marocaine de montagne qui depuis la Tunisie, la Corse et l'Italie ont assuré la mission confiée dans des conditions parfois effroyables. Elle se retrouve en 1944 pour la libération de Strasbourg où elle doit mener de durs combats malgré les rigueurs de l'hiver: - 24°C !"7
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Les tabors marocains, le 1er Septembre 1944,
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b/ Les volontaires étrangers
Nous avons vu que les Forces polonaises qui ont pu échapper à l'anéantissement de leur pays ont repris la lutte auprès des alliés dès 1939 (La Brigade Autonome de Chasseurs du Pohdale à Narvik en Norvège) et des F.F.L. après l'armistice de Juin 1940.
Ajoutons que 30 000 polonais se sont engagés dans les unités spéciales de la Légion étrangère. Ils ont été rejoints par 9000 Tchèques dont 112 pilotes de chasse.
En 1939, de nombreux civils et l'armée républicaine espagnole passent la frontière française pour fuir la terreur franquiste. Ils sont internés par la France dans des camps du sud-ouest, dans des conditions souvent effroyables. Certains parviennent à gagner le Mexique. Mais beaucoup s'engagent dans les rangs de la Légion étrangère pour combattre dès 1940 dans le Nord de La France puis aux côtés des alliés.
La Légion étrangère, est un corps de l'armée française composé majoritairement de volontaires étrangers. Elle accueille tout étranger de 18 à 40 ans qui s'engage pour une période de cinq ans. Après cette période, il peut demander la citoyenneté française.
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Dès 1939, 8 465 étrangers s'engagent dans ses rangs : 3000 Espagnols, 1771 Allemands, 800 Tchèques, 779 Belges, 639 Italiens, 615 Polonais. Quand ils étaient pris par les Allemands, le statut de prisonnier de guerre leur était refusé. Pour eux, c'étaient alors les camps de concentration. | ||||
En août 1945, la 2ème D.B. du Général Leclerc entre dans Paris. Les Espagnols de la Division sont les premiers et les chars de tête s'appellent " Madrid ", " Guadalajana " et " Teruel " !
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Mise en page : Lisa PEYRARD,
Arnaud Vilain
et Alexis Brossard - 3A - 2000