V. Après la Résistance
3. Se souvenir aujourd'hui
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Ce passé douloureux, ils sont de moins en moins nombreux à le partager.
1997 est une année particulière puisque l'Union européenne a décrété que ce serait une année contre le racisme. Les initiatives se sont donc multipliées pour rappeler que des étrangers ont combattu à nos côtés. Ainsi, à Paris, dès le 25 août, une cérémonie a célébré les étrangers morts pour la France pendant la deuxième guerre mondiale. A Villeurbanne, le samedi 27 septembre 1997, un hommage solennel a été rendu à l'armée polonaise de la dernière guerre. L'Association des Anciens Grenadiers de la I ère Division Polonaise - Anciens Combattants Résistants a pris l'initiative d'obtenir de la Ville de Villeurbanne que le nom d'une place soit donné en hommage aux combattants polonais qui ont continué à se battre sur tous les fronts contre le Reich nazi.
Toutes ces actions au service du souvenir ne sont pas inutiles à une époque où les théories racistes connaissent un nouveau souffle.
Il était nécessaire, pour la mémoire, que les combats qui furent efficaces et les sacrifices qui furent grands soient rappelés à une époque où les nostalgiques du nazisme et du vichysme s'efforcent de travestir l'histoire. Parce que nous sommes dans un moment où la crise alimente le racisme, la xénophobie, l'antisémitisme, il est plus que jamais nécessaire de rappeler ce que la France doit à ses milliers d'hommes et de femmes venus d'ailleurs. 4 La rue se souvient des
étrangers dans la résistance. |
| ----- notes: 1. A. Brurguerolle Colloque de mars 1997 2. Edouard Renn. Le résistant du Rhône. 1996 3. Témoignage de Henri Krischer (membre de Carmagnole - Liberté) 4. Robert Chambeiron. ANACR |